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6 perspectives de la pleine conscience

1- La conscience est un principe inné

La conscience est un principe inné. Elle ne peut être apprise. Elle fait partie de notre nature.

Il s’agit donc de permettre à l’attention de se poser et de laisser se révéler la nature de la conscience. 

Ce placement de l’attention est essentiel pour être, sans être lié aux causes du stress.

Ce lâcher prise régénérateur est le grand bénéfice de la pleine conscience.

Cet ancrage accru et sensible dans le moment présent mobilise l’attention comme agent thérapeutique et stabilisateur.

 

2- L’intention juste, l’engagement : 

Etre en contact avec notre motivation intérieure pour cette formation et la renouveler. 

Vous allez bien sûr apprendre et vous familiariser avec les approches de la Pleine Conscience. 

Mais ces moyens habiles risquent d’être vite oubliés après la formation s’ils ne sont pas mis dans la perspective de l’intention juste, celle de cultiver une intimité renouvelée avec soi, une attention accrue par rapport à ce qui est là dans le moment présent. 

Cette qualité d’être permet une pratique en évolution par des moyens habiles qui vous seront transmis et par d’autres que vous inventerez.

 

3- Lâcher-prise de nos représentations par rapport aux bénéfices que nous attendons de la méditation : 

Etre attaché à des objectifs va nous exposer à vivre des sentiments d’échec si ceux-ci ne sont pas atteints. 

Si notre attente de la méditation est qu’elle nous apporte le calme, la sérénité, la « zen attitude », il y a de fortes chances que nous soyons déçus et que nous arrêtions une pratique régulière. 

Dans de la pratique, il est vraisemblable nous allons tôt ou tard faire face, à l’agitation mentale, la fatigue, l’ennui, l’attachement à ce qui est agréable, au confort, à des stratégies mentales de fuite par rapport à ce qui est désagréable etc…

La méditation a pour objet d’accueillir tout ce qui se présente, ce qui est agréable comme ce qui n’est pas agréable. 

L’accent n’est pas mis sur le  contenu de l’expérience mais sur le contenant, c’est-à-dire, l’attention, la pleine conscience.

Alors, mais seulement alors, il est possible que le contenu de l’expérience, que le corps, le mental se présentent sous leur véritable nature libre des schémas du connu. 

Rien n’est permanent.

L’agitation, la fatigue, l’ennui, l’attachement ainsi que toutes nos constructions mentales, émotionnelles, et physiques surimposées à la simplicité de voir les choses comme elles sont, sont impermanents.

Bonne nouvelle…

 

4- La pratique juste : La pratique formelle et la pratique informelle

Il est essentiel d’accorder du temps pour un pratique formelle l’assise silencieuse pendant 15, 20, 30 minutes de manière régulière.

Nous sommes souvent en pilote automatique dans nos actions, réactions, pensées, comportements. 

La pratique de la méditation nous permet de débrayer par rapport à nos habitudes et d’installer une présence, un espace. 

Il est normal que certains jours, nous ayons du mal à pratiquer et que la la méditation semble stérile. 

Il est normal qu’à certains moments de notre vie, nous oublions la pratique avant d’y revenir. Ce retour fait partie de la pratique juste.

Avec l’expérience, cette pratique s’installera au cœur de l’action, de la pensée, de la parole, de l’écoute, de la vie relationnelle.  C’est ce que nous appelons la pratique informelle. 

Mais est-ce alors une pratique ou ces comportements ne sont-ils pas le déploiement naturel de l’Etre ?

 

5- Le sens d’appartenance à un groupe est une ressource précieuse. Nourrir et être nourri, accompagner et être accompagné : 

Lorsque nous vivons un moment de conscience, de découverte, de lucidité accrue, nous pouvons partager ce vécu avec ceux sont ouverts à écouter, à valider et à s’enrichir de notre compréhension.

Partager ses découvertes, ses moments de lucidité (même ceux qui peuvent paraître insignifiants) peut représenter pour nous une manière d’ancrer une compréhension et représenter pour les autres une stimulation ou un élan pour approfondir une pratique. 

Etre attentif au besoin compulsif de parler, de partager. 

Nous oublions parfois que la valeur d’une parole se mesure à la qualité du vécu dont elle émerge et réside aussi dans le ressenti de l’autre ou des autres à qui elle s’adresse, de leur degré d’intérêt, d’ouverture, de disponibilité. 

En d’autres termes, un des aspects de la communication consciente consiste à s’adresser à quelqu’un, d’en faire un partage, un échange qui implique un retour verbal ou non-verbal, plutôt que de parler pour se dire.

Accepter également la valeur de « l’œuvre au noir » : laisser germer ce qui a besoin de murir dans l’intériorité sans avoir besoin d’être exprimé objectivement.

 

6- L’auto-accompagnement : 

Tout au long de ce cycle, nous aurons souvent l’occasion de parler d’une compétence essentielle : celle de l’auto-accompagnement.

Pendant dans les méditations guidées par le formateur, si le pratiquant ne reprend pas les lignes directrices en se les appropriant, en les affinant, voire en les modifiant par rapport à ce qui est vivant en lui, la pratique risque d’être stérile. 

Cet éveil du guide intérieur permet à la pratique d’être vivante, de se renouveler. 

L’auto-accompagnement nécessite une utilisation parcimonieuse de la meilleure part du mental : le discernement.

Par le discernement, nous mettons aux jour les croyances, présuppositions, attitudes qui représentent des plis, des obstacles à vivre l’intensité du moment présent.

Le mental dans son aspect supérieur, le discernement nous permet de revenir au moment présent.

Lorsque le mental est utilisé ainsi, il s’efface et devient alors un témoin silencieux. 

 

Le mental permet aussi de discerner le contenu de l’expérience de son contenant, la conscience.

Il permet de discerner les phénomènes qui s’inscrivent dans le temps, de la conscience qui n’a ni commencement ni fin.

 

Avec l’approfondissement de la pratique, le mental change de nature : il devient une intelligence, un moyen habile pour rendre une pratique constamment renouvelée, pour servir, pour accompagner, pour créer.